24 sept. 2014

ALORS JEAN-PA-OL T'ÉTAIS OÙ DIMANCHE DERNIER ? À LA BA-OLE ! TROP DE LA BA-OLE !

Sur un coup de tête et par un concours de circonstances je me suis inscrite au M de la Baule. Alors soyons très clair, je n'aime pas la Baule pour 6 raisons que voici : 

1 - Y a trop de monde
2 - C'est une course avec drafting
3 - Je déteste les mecs avec des chemises vichy et des pulls noués aux épaules, qui font des effets de mèche
4 - Y a trop de monde
5- Le PAV est long comme un jour sans pain
6 - Y a trop de monde avec des mèches, des pulls et des chemises vichy à côté d'un PAV trop long !


Toutes ces raisons sont bien entendu très subjectives, voir totalement infondées mais voilà j'aime pas, j'aime pas épicétou.







Alors je vais vous la faire courte parce que le vrai sujet c'est que l'année prochaine on fait Roth ! La Baule c'était juste pour clôturer la saison, parce qu'il faisait beau et que mon Grand Velu avait gagné un dossard. Alors oui,  j'aurais pu juste l'encourager mais franchement vous m'avez bien vue ? Est-ce que j'ai une tête de Cheerladers ? Nan ! On est bien d'accord. Hors de question de rester sur le banc de touche pendant qu'il y en a qui s'amusent.

D'abord on est arrivé méga à la bourre genre 12 h 30 pour retirer le dossard avant 13 h 00 et on savait même pas ousque. On marche rapidement jusqu'au PAV, on se noie dans la foule, on étouffe, je suffoque (Y a trop de monde ! Oh tiens ! un gars avec une mèche et un pull sur les épaules !). Là on nous dit que : "Ohlalala mais les dossards c'est PAS du tout ICI ! c'est au gymnase et qu'y a plus trop le temps vu que c'est pas tout près !"

Ni une ni deux, on file chercher nos vélos - échauffement càp ON : allure VMA direct - Là on grimpe sur nos montures, baskets au vent et casque de traviole. On zigzague entre les bagnoles (putain y a trop de monde !) et soudain on s'aperçoit qu'on ne sait pas où se trouve le gymnase (ben oui en fait il est où ?). J'aperçois un triathlète et lui demande commentquonfait ? cestoûqueçasepasse ? mondieupriezpournouspauvrespêcheurs. On file, on trouve le gymnase. La mèche collée, l'oeil fou, la bave aux lèvres, on récupère notre enveloppe et notre tee-shirt. Hop on fourre tout dans notre calfouette façon tortilla Old El Paso et on pédale, on re-zigzague (putain le monde !) et on arrive au PAV. Là c'est bon, je suis déjà en mode warrior, l'échauffement est terminé, j'ai perdu 3 litres de flottes tout va bien. Mon Grand Velu me dit : "dis-donc t'as vachement progressé en vélo ! Avant jamais tu m'aurais suivi entre les bagnoles avec tes baskets sur les cales !" - Moi : "Hein ? Heu ? Ah oui ? Chai pas, chai plus, on a fait quoi déjà ? Attend je reprends mon souffle ! Ah oui ben le vélo j'ai l'impression que c'est un peu le prolongement de mon corps depuis l'année dernière tu vois, faut dire qu'avec tous les kilomètres qu'on a partagés lui et moi, c'est devenu un peu mon siamois".

NATATION -  1 500 mètres (qui font plus 1 700 en fait)

On part de la plage 5 minutes après les garçons. Un arbitre me demande pourquoi donc j'ai un bonnet rose au lieu d'un jaune. Je lui rétorque que : j'en sais foutre rien mon brave homme que c'était ce que j'ai trouvé dans l'enveloppe, et du coup il me colle un bonnet jaune (raaa va me déconcentrer le garçon là). Top départ, je suis une des premières à plonger dans l'eau. Très vite les écarts se creusent entre celles qui battent des jambes comme des folles et finissent immanquablement par s'essouffler et ralentir et les autres plus placides qui allongent les bras. Le coup des bonnets jaunes c'est sympa à la base mais comme les bouées sont jaunes, ça devient vite le bordel. Heureusement avant de partir j'avais pris des repères visuels et je sais que la première bouée est pile dans l'axe de la voile rose et blanche d'un voilier qui ne bouge pas. Bon finalement je réussis à bien repérer les autres bouées en visant plus loin des points statiques (comme les immeubles) et puis d'un coup nous vlà dans un troupeau de méduses à bonnets roses : LES GARÇONS !! Ça flotouille, ça se bât contre l'eau et ça brasse, ça fait le petit bouchon et ça n'avance pas des masses. Y en a même qui s'arrête pour demander au kayak par où faut nager. Bon aller hop on s'attarde pas, on file. On remonte comme ça un bon paquet de garçons et la plage arrive déjà à notre rencontre. J'aime bien nager jusqu'au bout, c'est à dire jusqu'à toucher le sable de mes mains. Mais beaucoup préfère marcher avec l'eau à la taille. J'arrive à en éviter quelques uns mais j'ai bien failli passer entre les jambes du dernier. Youpla je me relève en m'aggripant à ses cuisses et cours vers le sable. Ça c'est fait mais je quitte la mer avec regret, j'aurais bien fait un autre tour en fait.

Résultat : 32'33" pour 1 760 mètres au compteur et un tracé GPS plutôt bien rectiligne

VELO - 40 kms (qui font plus 42 en fait) -
ou Opération COMMENT BIEN JOUER AUX COUILLONS

Drafting autorisé - beurk j'aime pas ça. Le premier tour je suis seule, pas envie d'accrocher les groupes qui se forment. Je mouline et retrouve mon rythme de l'Armor à savoir 29,9 kms/h. Et puis le vent vient nous tenir compagnie sur une bonne partie du parcours et quand je vois au second tour tous les groupes qui me doublent et les filles qui s'accrochent dans les roues des garçons qui nous remontent, mon sang se met à bouillir dans mes veines. Tant pis j'abandonne l'idée de contrôler mon vélo et de finir sur une course à pied forte. Je me cale dans un groupe qui roule à plus de 32 kms/h. Ça relance sans cesse, j'ai parfois l'impression de faire une course cycliste. Ôtez-moi d'un doute ? Ils savent les gens qu'après faut s'enfiler 10 bornes de course à pied ? À croire que non.


Foutue pour foutue, les cuisses déjà en feu, je ne boude pas mon plaisir de pédaler comme une damnée et prends même quelques relais, souvent face au vent où sur le faux plat. Toute façon mes jambes sont dead. Déjà parce que mardi on a fait un entraînement de furieux avec Yvonnick, avec du travail spécifique destruction de quadriceps...alors là sur mon petit vélo, je me dis que comme c'est le dernier de la saison et bien ça passe ou ça casse et advienne que pourra. Sur la fin, on se retrouve à deux filles, on se relaie et puis je la vois qui commence à déscratcher ses chaussures. Je sais pas ce qui me prends, j'ai jamais fait ça de toute ma vie entière mais je n'ai plus peur de rien de toute façon depuis le retrait des dossards. J'attrape mon pied en roulant, et fait pareil, puis je pousse sur le talon pour m'extraire de la chaussure et termine les pieds nus sur mes shoes. Ah ouais c'est pas si dur en fait !



résultat : 1h20 pour 41,3 kms en négative split 
1er tour 29,8 kms/h / 2ème tour 32,3 kms/h - global 30,7 kms/h


CÀP 10 kms (qui font 9,8 en fait mais y a quand même le pav qui fait 500 mètres et ça compte pour du beurre, putain ce PAV qu'il est long et pfff y a du monde avec des chemises vichy !!!! )

Alors là, c'est comme qui dirait la Bérézina. Le seul truc que je pense c'est : "je me gère". Je ne regarde même pas la montre. Je fixe un point au loin et interdiction de marcher voilà tout. Pour le reste on attend que ça se passe. Plus rien ne répond aux commandes. Les cuisses sont explosées, je m'ai cassée en mille morceaux comme dirait mon fils.

Pourtant je suis surprise car dès le 6ème kilomètres je vois des grands gaillards marcher et grimacer. Quoi ? Marcher sur un 10 kms ? Ça va pas la tête ? Bon aller hop reste 5 bornes, je me sens un peu mieux. Miracle j'arrive à accélérer un poil. Je reste dynamique et gainer et je commence à doubler ceux qui marchent. Arrive l'arche, je n'ai pas fait d'étincelles mais bon j'ai limité la casse. Heureusement le parcours est ultra roulant, sinon je ne sais pas ce qui aurait bien pu m'arriver.

Résultat : 54 min en négative split -
1er tour 5'38 du km / 2ème tour  5'28 du km très loin derrière ma belle càp de Larmor mais inévitable vu le vélo.
Global : 5'34 du km

Voilà saison terminée.
Je finis
 - 37ème sur 77 femme au scratch
(juste un peu au dessus de la seconde moitié, j'ai eu chaud aux fesses dis-donc)

- 10ème sur 43 vétéranes avec un temps natation pas dégueu du tout (dans le top 10)
Du coup je me suis achetée un maillot Turbo pour fêter ça ! (Merci Tati pour l'idée au passage !)

Maintenant place à la prépa Roth - aux Run & Bike - aux corridas !




1 commentaire:

Tatiana DONARS a dit…

Comme d'hab, dévoré ton récit! tu m'épates Virginie dans ta progression, tes performances :) et les récits toujours plein d'humour. Bon à défaut d'avir les mêmes performances en natation, on aura le même maillot =D