28 juil. 2014

LA QUÊTE DES GRALL À BREIZHMAN

C'est en plein milieu de la légende et mythologie bretonne que Tugdual et moi allons courir notre premier triathlon de l'année 2014.
La saison est déjà bien entamée puisque nous sommes le 26 juillet et qu'il fait une chaleur caniculaire.
Ce jour en pays de Brocéliande à Paimpont même pour être exact, sans complexe, ni aucune vraie préparation nous partons bon pied (pin-pon, paimpont...bref je m'égare) bon oeil sur le parc du triathlon L du Breizhman soit 3 kms de natation / 80 kms de vélo / 20 kms de course à pied.

Alors pour être très claire, je ne me suis pas préparée pour faire un half et en fait je compte énormément vivre sur mes acquis de l'année dernière et ma prépa IM. Je sais, c'est moche, mais que voulez-vous j'étais déjà comme cela à l'école et je crois que j'ai un certain goût à me brûler les ailes. Alors oui j'ai bien fait quelques sorties vélo, mais uniquement quand il ne pleuvait pas et pis pas trop longues et depuis pas longtemps parce que j'attendais d'en avoir envie. J'ai nageoté un peu avec le club une fois par semaine, histoire de pas me noyer et par contre j'ai beaucoup couru avec Yvonnick.

Le truc incroyable c'est que moins je me prépare et moins je stresse avant. J'ai fait 4 - 5 enchaînements vélo-càp sur les deux derniers mois pour me situer et m'apercevoir que je ne suis absolument pas prête à enchaîner 20 kms rythmées après 80 kms de vélo.


Mais bon, les copains sont là, le soleil est là, le site est magnifique et puis on verra bien à la fin !



Première surprise et non des moindres je sors en 50'25 de l'eau (23,9°C pour ne pas dire 24 !) alors que je comptais mettre 1 heure. Je ne m'enflamme pas, et pense avoir foiré le start de la montre (mais non en fait). On remonte le long des tapis jusqu'au parc, ça fait une trotte et je mettrais 6 min pour repartir à vélo.
La natation était excellente, car les femmes sont parties 5 minutes devant, donc pas de baston (à 4 cela aurait été dommage) et je me suis sentie bien tout du long sans forcer en visant correctement chaque bouée. Oserais-je dire que c'était agréable...Oui j'ose, j'ai vraiment aimé.


Le parcours vélo a été mon gros coup de coeur de la journée. Quel pied ce parcours ! Un truc pour faire un chrono de fou si j'avais eu l'entraînement dans les cuisses. Ultra-roulant, quelques faux plats et relances et de belles descentes bien droites que je prends grand plaisir à dévaler bien allongée sur mes barres. Je me suis promis d'être vigilante et surveille mon cardio pour ne pas dépasser 130 de FC max, car derrière il va falloir courir et je n'ai absolument pas confiance en ma prépa. Je suis très frustrée de me retenir sur le vélo, mais c'est le prix à payer si je veux finir la course à pied. Alors comme d'habitude je me chante des ritournelles dans la tête, celle d'aujourd'hui qui m'accompagnera tout du long est "Duelling Banjos"




Je boucle donc les 80 kms en 3h02 sur la petite plaque pratiquement tout du long en moulinant à 80 de cadence au lieu de forcer comme d'habitude et comme une brutasse à 75. Les 4 boucles de 20 kms passent super bien. Je me surprends même à m'écrier haut et fort en passant sous des arbres majestueux et alors que je suis seule au monde chevauchant mon fier Bijou : "OH LA VACHE COMME C'EST BEEEEEEEAUUUU !!!!" Il fait chaud, de plus en plus chaud, un léger vent s'est levé dès le 3ème tour, mais j'ai bu 2,5 litres de boisson isotonique et j'ai mangé comme une gorette (4 barres d'amandes Gerblé et 3 pâtes de fruits).


Pourtant je commence à sentir une légère gêne à l'arrière du crâne, signe annonciateur de la déshydratation. Mais ça va le faire, je le sais, je vais continuer à boire jusqu'au bout. Après 2'47 de transition, je pars pour la course à pied. Fort heureusement 70% du parcours se trouve à l'ombre et je crois que c'est ce qui m'a sauvée finalement. Je m'étais fixé 6'30 du km pour ne jamais avoir à marcher et ne pas craquer. C'est bien en dessous de l'année dernière, mais cela aurait été injuste de courir à la même vitesse en n'en foutant pas une ramée ce printemps et cet hiver. Bien entendu je me suis fait doubler tout du long (vélo et càp), mais j'ai l'habitude et cela ne m'émeut plus. Les trois autres filles sont devant moi. Je vois la première très loin devant (elle doit avoir 2 tours de plus que moi) qui court comme une gazelle, le sourire aux lèvres (je sais pas si un jour j'arriverai à sourire en courant sur triathlon moi). La seconde a une belle foulée aussi et la troisième semble un peu plus en peine comme moi. Le parcours est fait d'aller-retour de 2, 5 kms et je trouve cette idée géniale. Loin de m'ennuyer, cela m'aide à m'accrocher de ravito en ravito, de fixer mon esprit sur les 2,5 kms à faire uniquement et pas les 20. Et puis je ne sais pas d'où me sort cette vieille chanson de Dutronc, mais elle me collera aux baskets sur les 20 bornes. Ça y est, je crois, que ma caboche a trop chauffé, je chantonne "La Compapade"



 Alors ça passe finalement vite, hop 5 kms déjà et puis 7 (1/3 de fait), etc. C'est dur et je ralentis souvent, mais ce n'est pas insurmontable et on s'encourage tous en se croisant. En fait je suis vachement contente d'être sur ce triathlon. Je ne parlerais pas de plaisir à ce stade, car j'étais quand même dans un sale état, mais je suis contente, vraiment contente en fait. D'un coup je me dis : "Tient ça fait un bail que je n'ai pas recroisé Tugdual !" Je plisse les yeux et aperçois sa silhouette à 500 mètres. Il marche, ce n'est pas bon signe. Je sais que je vais le rattraper et quand je passe à sa hauteur je lui fais signe de me suivre, mais il n'a plus le courage pour ça. Alors j'évite de penser à notre belle arrivée main dans la main sous l'arche et me concentre sur les 8 derniers kilomètres restants. Je m'hydrate toutes les 5 minutes et m'éponge à tous les ravitos (c'est vital) et finalement il ne me reste plus que 2,5 kms à effectuer (moins que la distance nagée ce matin !). Je vois deux gaillards devant moi et les prends en ligne de mire pour relancer un peu la machine. J'arrive à courir un peu plus vite et dépasser l'un des deux à 1 km de l'arrivée, mais échoue à doubler le second qui s'est mis à re-courir. Je passerai la ligne à quelques secondes derrière lui.

On m'attend de pied ferme sur le dernier ravito car je suis la dernière femme et comme nous sommes peu nombreuses, nous sommes mises à l'honneur aujourd'hui. Contente d'en avoir fini je retrouve mon Grand Velu qui a préféré ne pas finir la course et je me goinfre de pastèques. Après avoir repris un peu mes esprits et m'être délassée dans l'herbe, je pars ranger mes affaires, mais le speaker m'interpelle.

Il paraît qu'on m'attend sur le podium ! (elle est bonne celle-là !) Eh oui, seulement 4 femmes dont 3 vétérantes, sachant que la première est une sénior, je termine donc 3ème de ma catégorie et j'ai le droit au bisou et à la coupe (le St Graal...elle était facile et on me l'a soufflée).
RESULTRI



Moi je dis que pour un premier jour de vacances et un premier triathlon de saison, j'ai bien fait de me lever tôt ce matin !


Des remerciements spéciaux aux organisateurs de cette belle rencontre. Vous n'avez pas démérité et votre triathlon est encore mieux que l'année dernière. Le site est superbe, les ravitos très bien organisés et les bénévoles aux petits soins. Nous avons été accueillis comme des VIP à Paimpont. Bravo, Breizhman, Bravo les Bretons !

2 commentaires:

Tatiana DONARS a dit…

Bravo Virginie! Un vrai plaisir ton CR! on dirait même que ça paraît presque facile un format comme ça ;) chrono de ouf en natation, j'en suis baba :)

Anne a dit…

Bravo Copine !!! Je suis super contente pour ta coupe (pas de cheveux) tu la mérites !!!

Ton CR m'a donné envie d'aller faire un tour là-bas chez les bretons !!!

Bises et encore félicitations