29 déc. 2009

LE FOOT POD A SA MEMERE

Il est a qui hein le Youki ? Il est a qui le gentitil foot pod ?
(oui je suis fan de Gotainer et j'assume car le kitcsh ultime touche parfois au génie)

En tout cas, je préfère largement un accéléromètre à un toutou (allez savoir pourquoi ? )
Cela faisait 2 ans que j'en rêvais, Petit-Papa Noyel l'a fait.

Alors hier j'ai pris la petite bête que j'ai fixé joliment sur ma chaussure droite.
Et je suis allée l'étalonner.
D'abord 5 kms sur route et puis pour être bien sûre 3 x 400 mètres sur piste et retour à la maison pour analyser tout ça.

Alors le foot-pod était en deçà de 100 mètres sur les deux distances (vérifier avec le GPS géonaute. Oui, oui je l'avais emmener aussi. On n'est jamais trop prudent).

J'ai fait ma petite règle de trois comme suit :
1 200 mètres = x
1 100 mètres = 1
Résultat (pour ceux qui ont oublié le calcul a une inconnue) = 1,08 de coefficient

J'ai rentré ça dans ma montre polar et me voilà fin prête pour partir faire un 10 kms, puis un
25 kms comme prévu.

Et j'ai configuré ma montre pour qu'elle indique l'allure au kilomètre (comme une vraie pro à dit Tugdual d'un air Goguenard. Ben oui mais maintenant je me repère mieux avec la vitesse au kilomètre, ça permet d'être plus constant dans l'allure).

Ce qu'il y a de bien c'est que maintenant, je n'ai besoin que de ma montre pour analyser mes entraînements (avant j'avais la montre pour le coeur et le GPS pour la cadence) et que du coup pour le fractionné ça va être beaucoup plus facile à noter dans mon Polar Personnal Trainer.

Oui je sais je suis une Geek et c'est définitivement incurable et irrémédiable.

Elles sont pas mignonnes mes runnings bleu Canard -
Et là je souhaite attirer ton attention lecteur, car c'est à ce genre de précision coloristique qu'on s'aperçoit que je suis une fille -
Toi lecteur garçon (si tu existes) je suis sûr que tu ne sais pas du tout ce qu'est un bleu Canard.

Pour t'aider voici une photo de mes merveilles sans qui je ne serais qu'une piétonne lambda perdue dans les lymbes de la marche à pied triste et monotone.




27 déc. 2009

QUELLE SEMAINE, MAIS QUELLE SEMAINE !!!

Cette semaine, il a fait doux et beau. Ce qui signifie qu'il a été pratiquement impossible de me faire rester à la maison.
En plus, avec les repas de fin d'année à droite et à gauche, j'ai loupé tout le fitness. Ce qui a eu pour effet d'ajouter à mon trépignement sportif.
Enfin impossible d'aller voir Avatar, car toutes les séances sont complètes 1 heure avant.

Nondédiou, de Nondédiou, j'étais énervée dans mes runnings.
Les enfants étaient chiants au possible (car énervés à l'approche des cadeaux) et voilà l'apothéose de mon énervement (ça m'énerve d'être énervée dis-donc).

Vite, vite, il me fallait un rail de cap pour tenir le coup jusqu'au réveillon.

Je suis donc sortie tous les jours, sauf jeudi car nous faisions la route en direction de Pléneuf et qu'il fallait préparer l'expédition (déplacer 7 personnes, ne se fait pas sans mal et sans organisation).

Donc voilà le récapitulatif :
Lundi : 7 kms en 39 min FCmoy : 152
Mardi : 7 kms en 46 min FCmoy : 138
Mercredi (fractionné) : 5 kms en 28 min FCmoy : 154 et 4,5 kms en 24 min FCmoy : 155
(bon le deuxième parcours devait être plus lent, mais j'ai pas réussi et puis j'avais un rendez-vous et j'étais à la bourre)
Vendredi : 12 kms à jeun en 1 h 13 , FCmoy : 149
Samedi (fractionné) : 10 x 200 mètres et 3 kms de footing
et enfin Dimanche, la sortie tant attendu, la plus longue, celle qui me fait terminer la semaine sereinement.

Les enfants Grall sont encore avec nous en ce matin dominical (les miens d'enfants sont déjà chez leur Daron) et Tugdual veut venir faire les 15 kms prévus avec moi.
Donc je ravale mon impatience (j'étais debout à 8 h zéro, zéro, pétante, et j'avais dormi avec mes runnings pour partir dès le levé du jour).
J'attrape aspirateur, serpillière et raclette à vitres pour me passer les nerfs et ronger mon frein (oui en plus je suis maniaque, je sais, je cumule les défauts) - je me suis affairée toute la matinée dont les heures n'avançaient pas (le supplice de Tantale je vous dis).

Bon le déjeuner expédié, je surfe le net (y a plus rien à récurer dans la maison, même le chat y est passé c'est vous dire comme c'est niquel) histoire de voir ce que les copines de "Courir au Féminin" deviennent.
Et voilà l'heure tant attendu de ma libération de Mouflets.

Nous voilà dorénavant, tous les deux, sans aucun gnome à l'horizon pour entraver nos projets sportifs et amoureux et c'est comme-ci le geôlier avait laissé entrouverte ma cellule.

Un vent de liberté souffle, un vent de vacances, un vent de motivation. Une longue semaine de vacances s'ouvre à nous et je sais déjà qu'elle va être bien remplie et passer très vite.

Donc plus une seconde à perdre... Nous nous vêtons de Kalenji et Mizuno et partons pour
15 kms.

Je me sens en super forme, depuis quelques temps. Aucune douleur musculaire ou tendineuse et cela malgré l'augmentation du volume de kilomètre hebdomadaire et les côtes avalées en Bretagne (celle de chez Jean fait 10% sur 300 mètres, j'ai vérifié).

Je pars en trottinant, enfin c'est ce que je crois, mais je m'aperçois que Tugdual perd de la distance. Je vérifie ma montre, mais non, je ne suis pas si rapide, je ne fais que du 6 min au kilomètre.
Je sais, qu'il a mal aux jambes après son trail et c'est pour cela qu'il est derrière.

Je me sens bien, et j'ai tellement attendu, que je ne ralenti pas.
Je mène la course jusqu'au 5 ème kilomètre, où Tugdual vient me rejoindre enfin.

Depuis que je lui ai offert son Ipod Nano à Noël, il filme toutes ses sorties et du coup me filme aussi aujourd'hui. C'est rigolo, d'avoir un souvenir à visionner par la suite.
En plus, on peut disséquer sa foulée et voir quels sont les défauts à améliorer.

Nous courrons ensemble jusqu'au km 8, et nous faisons du 10 kms/h.

Mais j'en ai encore sous le pied et ai très très envie de bien me défouler.
Je décide d'accélérer à chaque fois que je vois une bosse et cela ne tarde pas à arriver.
D'abord un faux plat et ensuite une belle bosse, j'allonge mes pas et essaie de stabiliser mon souffle.
Tout se passe bien, je suis à l'aise, je me sens bien.
J'en profite pour faire une volte-face et adresser un coucou à Tugdual qui me filme tout en continuant à courir à l'envers (pas facile comme exercice mine de rien mais vache ce que ça fait bosser les fessiers).

Voilà une énorme descente, alors là, je n'hésite plus, je me retourne dans le bon sens et je fonce à toute allure (ma FC monte à 179) - que du bonheur.

Tugdual est encore en retrait, et ça me motive encore plus de le challenger.
J'ai un petit diable qui s'agite au fond de moi, j'ai envie de lui faire la nique, c'est plus fort que moi (c'est pas sympa, mais c'est follement amusant).

Arrive le 13ème kilomètre, j'ai un petit coup de mou. J'ai pas mal accéléré sur les 5 derniers kilomètres et je n'ai rien mangé (d'ailleurs je ne mangerai rien car j'ai pris un kilo avec ces foutues fêtes et il n'est pas question que ce kilo s'enkilose).

Tugdual me rejoint et me dépasse comme-ci de rien n'était, j'ai un petit moment de flottement, et me dis, voilà ma Belle (oui des fois, je suis sympa avec moi et je me flagorne, mais c'est uniquement quand j'ai une crise de schizo, ce qui arrive souvent je crois).

Je me dis donc, voilà ma Belle, tu as fait la mariole et encore une fois, ce mec qui a plus d'expérience que toi, il va te mâter et te faire ravaler ton insolence (oui quand je suis schizo, je ne reconnais pas mon mari, c'est chouette, j'ai l'impression de le rencontrer pour la première fois très souvent).

Mais très vite, il se retourne et me fait un sourire qui dit (hé hé c'était une blague, je suis défoncé).
Ah oui, alors comme ça tu veux savoir qui est le maître ?? (petit rire démoniaque intérieur).

Je ralentis un peu et commence à chantonner, car nous attends dans 1 km, une petite bosse, bien casse-pâtes.
Là voilà au loin qui se profile. Ni une, ni deux, je pète un coup d'accélérateur et double Tugdual.
Je cours à perdre haleine, il ne reste plus que
1 km environ (je sais que je peux tenir même à bout de souffle).

Tugdual essaie de me suivre, mais y renonce finalement.
Je continue à fond de train à travers la ville, je ne vois plus Tugdual quand je me retourne.
Je file, je file toujours et j'arrive à la maison.

Tugdual me rejoindra 1 minute plus tard, content d'avoir terminer cet entraînement.
Moi je suis déjà en train de faire mes étirements et je regarde ma montre pour savoir ce que ça donne.

Bilan
14,850 kms
Allure moyenne : 10,4 kms/ h (il paraît que finir la seconde partie du parcours plus vite s'appelle négative split, et bien ce soir je dormirais moins bête dis-donc)
FC moy : 155
durée : 1:25
Kcal : 900

Bon ben j'étais pas fatiguée, alors j'ai fait quelques gainages pour passer le temps ;-)

Bilan semaine :
56, 5 kms
Kcal : 3 360
Durée : 6 heures

(et ce matin, belle surprise, j'ai perdu ce maudit kilo de fêtes)

Ah oui, comme en plus d'être maniaco-shizo-runningaccro, je suis en plus une vraie Geekette, mariée à un vrai Geek, et que nous avons reçu un bon d'achat chez "Darshmurfty"... Nous allons nous offrir une superbe balance impédancemètre de la mort qui arrache sa grand-mère tellement elle a des fonctions de ouf.
Avec ça, je vais pouvoir m'adonner à un autre plaisir : le triturage de cervelle pour analyser toutes ces données (et en plus j'ai eu un super accéléromètre, du coup double-triturage de folie)
AAAARRGH c'est chouette Noyel.

25 déc. 2009

JOYEUX NOEL

Qui dit Noël, dit réunion familiale. Qui dit réunion familiale, dit retour aux sources.
Nous voilà donc dans notre Bretagne natale où tout a commencé.

Je me retrouve en ce matin du 25 décembre 2009 à courir sur le bitume de mes débuts.
ça me fait tout bizarre de prendre la direction de la plage pour mon entraînement d'aujourd'hui.

D'habitude, je prends la direction des vignes, ou de Nantes. Là c'est tout de même plus poétique.

En ce matin du 25 décembre 2009, je décide d'aller voir ma mer(e).

Nous nous sommes couchés hier vers 1 heure de matin, mais à 7 h 30 pétante, les enfants ont commencé à s'agiter et à nous réveiller. Ils sont en formes et ma foi, je dirais que nous aussi étrangement.

Tugdual veut tester ses nouvelles chaussures de trail sur une sortie de 20 kms de gadoue et de sous-bois et de rochers.



Et moi je veux tester la course à jeun pour deux raisons.
La première non dissimulée est de brûler un maximum de calories pour estomper les effets des agapes de la veille (merci foie gras et saumon fumé, pain d'épices et pain blanc). La seconde est de vérifier que je peux tenir la course en ayant faim (tout ceci en vue du marathon prochain).

Ce qu'il y a de bien en Bretagne et ce qui fait que les Bretons sont avec les montagnards de bons coureurs, c'est que le paysage est plein de relief.
Près de la Loire, j'ai oublié ce qu'était une vraie côte et je ne pratique que sur du plat.

Mais pour l'instant l'échauffement se fait en descente car mes beaux-parents habitent sur une butte et la mer est en contrebas.

Val-André, me voilà.

Après 3 kms de chauffe, j'arrive près du Casino et me mets à longer la promenade au bord de la plage. J'arrive aux falaises et je commence à grimper ce que je pense être un chemin de douaniers. Quelques mètres plus loin, je me heurte à la verticalité du rocher qui ne me laisse d'autre choix que de faire demi-tour.

Me voilà reparti vers le centre-ville mais ce coup-ci ça ne descend plus. ça monte et ça monte même très très bien.
Je réduis considérablement mes foulées et ma vitesse pour que les bosses ne me mettent pas KO.
Puis voilà du plat qui me repose et où mes jambes peuvent batifoler à coeur joie.

Déjà 6 kms et je me sens bien, dorénavant si je fais moins de 10 kms, j'ai l'impression de n'avoir rien fait. ça devient de plus en plus facile de courir longtemps et ça me met vraiment de bonne humeur.

Aller hop, je remonte vers Pléneuf. Au loin se profile la côte de la Mairie, je me rappelle un conseil de Papa (ancien espoir Olympique des JO en cyclisme) qui m'avait expliqué ses difficultés en côte.

A l'époque, il se faisait toujours avoir lorsqu'il y avait des bosses car il partait déjà terrassé par la perspective de monter.
Un entraîneur lui avait donné le conseil de s'auto-persuader en se repétant tout le long de l'ascension "je suis un grimpeur" plusieurs fois.

Mon père, grâce à cette astuce, était devenu un vrai champion des côtes et se mettait alors à gagner course après course.

Voilà, donc le secret qui me permet à chaque fois que la difficulté apparaît, de tenir bon, et de triompher sur moi-même.

Le centre ville enfin retrouvé, le plat est à nouveau mon ami.

Je me dirige vers le stade et vers chez Jean. Là m'attends une nouvelle bosse, et non des moindres. Je ne sais quelle pourcentage elle fait, mais en tout cas, la grimper sans marcher est un vrai exploit.

Je tiens bon et ne marche pas. Arrivée dans un virage bordé d'arbres, je me mets pratiquement à jouer les filles de l'air, surprise par des plaques de verglas qui n'ont pas compris que c'était le redoux.

Je continue jusque chez Sylvain et arrive à l'embranchement qui mène vers la maison familiale.
Je l'ignore et tourne à gauche pour refaire une boucle.
Le temps est magnifique, le ciel breton est d'un bleu limpide et je surplombe le Val-André qui m'offre une vue imprenable sur ses rivages.
La présence de ma mer(e) est revitalisante.

Me revoilà dans le virage qui patine et je cours cette fois-ci sur le milieu de la route pour que mes semelles aient une chance d'accrocher - ça monte encore.

Je continue tout droit cette fois-ci, et j'aperçois alors les immenses sapins qui délimitent la propriété des Grall.

Je rentre à plein turbot et suis contente d'avoir commencer la journée de cette façon.

Tiens au fait, je n'ai même pas mangé et pas ressenti de baisse de forme non plus (merci foie gras, saumon, pain d'épices et pain blanc).

Bilan
12 kms
9,9 kms/h
700 kcal
FCmoy : 149
FC max : 169 (dans une côte à 7 kms/h)

20 déc. 2009

J'AIME PAS LE FRACTIONNE... J'AIME PAS, J'AIME PAS, J'AIME PAS

Voilà le jour fatidique est arrivé, j'ai programmé une séance de fractionnés car je sens bien que je ne progresse plus ces derniers temps et que mon allure actuelle est un peu trop lente pour préparer un marathon sereinement.

Il pleut comme vache qui pisse dehors, et cela rajoute à ma démotivation.
Je décide de faire un long échauffement, pour me donner du courage pour la suite.
Je me dis que lorsque les hormones du plaisir couleront dans mes veines, je serais alors pleine de courage pour aborder les tours de piste. (J'ai l'air d'une junkie, j'en ai conscience).

Voilà déjà 28 min que je cours et la piste s'approche inexorablement, j'ai l'idée furtive d'inverser ma foulée pour repartir en arrière comme une cassette qu'on rembobine.

Mais je la chasse (l'idée pas la cassette, ça fait belle lurette qu'il n'y a plus aucune cassette à la maison - et là hop d'un coup je prends conscience que je suis d'une autre époque- je viens du fin fond des 70's/80's) et j'arrive au bout de 33 minutes sur les bords de la piste.

Piste qu'à n'a plus l'air de rien, tant les flaques d'eau la défigure... je vais courir dans un champs de gadoue (oh mon dieu, je vais ressembler à un footeux : l'outrage suprême).

Allez hop, c'est parti pour le premier tour. J'en enchaînerais 10 comme celui-là.
10 x 200 mètres en vitesse VMA (normalement).
En fait je vais faire en réalité : 8 tours au seuil et 2 tours en VMA.

Mais finalement je suis contente, car je ne suis pas du tout crevée comme j'en avais fait l'expérience sur les derniers fractionnés (forcément je tentais de percer le mur du son à chaque tour). Et même si mes tours ne sont pas réglés au métronome (c'est le moins qu'on l'on puisse dire) et que je ne les ai pas fait à 100/110% de ma FC - j'ai tout de même poussé le moteur et c'est le but principal de ces séances.

En plus mes foulées se sont allongées lors de cet entraînement et ça fait un bien fou au moral.

Bilan de la sortie :

5 kms d'échauffement à 9 kms/ h - FCmoy 141

Puis
10 x 200 mètres (meilleur tour le n° 4)
Absolument pas de constance, c'est du grand n'importe quoi !

lap 1 1:06 166 FC/47sec récup - 10,9 km/h
lap 2 57s 169 FC/40 sec récup - 12,6 km/h
lap 3 1:10 173 FC /1:01 récup - 10,3 km/h
lap 4 48s 170 FC/46 sec récup - 15 km/h
lap 5 59s 170 FC/50sec récup - 12,2 km/h
lap 6 1:00 170 FC/53 s récup - 12 km/h
lap 7 1:05 171 FC/50 s récup - 11 km/h
lap 8 59 s 170 FC/56s récup - 12,2 km/h
lap 9 59 s 171 FC/1:11 récup - 12,2 km/h
lap 10 55 s 171 FC/32 s récup - 13 km/h

Enfin 2 kms de récupération à 9,7 kms/h (impossible d'aller moins vite, après les 10 tours, c'est comme-ci je ne me souvenais plus comment on fait pour courir en footing.) FCmoy 153.

Au total 10 kms pour cette séance dominicale et 609 kcal en moins.

C'est bizarre mais les 2 kms courus pendant le fractionné, me donnent l'impression de n'avoir pas bossé, j'ai l'impression de n'avoir couru que 7 kms en tout aujourd'hui.

J'aurais bien continué sur 10 kms de plus en endurance, mais les loupiots m'attendaient à la maison et je ne suis pas encore assez inconsciente pour les laisser trop longtemps tout seuls ( j'aime ma maison, je ne veux pas qu'elle prenne feu....les enfants ? ah oui...oui, je les aime aussi bien sûr)

Bilan de la semaine (petite semaine car assimilation)
Je fais 3 semaines avec augmentation progressive du volume puis une semaine pour assimiler.

running :
31 kms et 3 heures
fitness : 2 heures
Kcal : 2 800

Vivement la semaine prochaine -en plus je serais en vacances !
(Petit Père Noël : si tu pouvais mettre un accéléromètre dans ta hotte, ça serait bien sympa, parce que là j'ai failli me faire une fracture de fatigue au cerveau pour convertir toutes mes données)

15 déc. 2009

OPERATION NINJA


Alors là, le froid hivernal s'est bel et bien installé à Nantes et il faut garder une certaine dose de motivation pour vouloir aller courir dans la nuit et la glace.

Hier soir il faisait 0°C/-1°C, comme nous avions souffert dimanche dernier du froid (qui était alors beaucoup moins vif) je me suis munie d'une cagoule de Ninja, de gants en soie, et bien sûr je superpose les couches de vêtement sur mon corps (tee-shirt technique, sweat manches longues, polaire et pour finir gilet fluo).

Le seul endroit que je ne peux couvrir plus ce sont mes fesses et mes cuisses et là je peux vous dire que le froid m'a mordu méchamment.

Il faut dire que je suis sujette aux allergies et que parfois je suis obligée lorsqu'il fait trop froid de prendre un anti-histaminique pour pouvoir sortir dehors (sinon ma peau se boursoufle et se remplie de plaques rouge qui grattent - je ressemble à une grenouille).
Le froid sur mon visage est aussi un problème car j'ai l'impression qu'il me coupe aussi sûrement que le feraient des lames de rasoirs (la cagoule qui ne laisse apparaître que mes yeux devrait y remédier).

Enfin mes mains, qui sont couvertes maintenant de plaies, car au moindre choc la peau craque et se fend comme une vieille feuille morte.

Mais habillée tout de noir des pieds à la tête, je suis maintenant une véritable Ninja qui n'a peur de rien :-)

J'arrive ainsi vêtue et en trombe dans le bureau de Tugdual (en conf-call) et sans un mot prend une posture façon art martial. Il explose de rire et je repars contente de mon petit effet.

Bon aller hop, maintenant je pars pour 8 kms, je suis motivée, car hier je n'ai pas couru pour reposer mes jambes de la longue sortie de dimanche et comme je n'avais aucune courbature ça m'a manqué.
Cela dit en passant, je suis très surprise d'ailleurs d'avoir si vite récupéré de cette sortie. Rien pas de crampes, ni de contractures, c'est comme-ci je n'avais pas couru. Ca me réconforte pour le marathon.

Voilà maintenant que je galope à travers "The Chapelle Heulin City" comme un justicier aux aguets, je suis sur le qui-vive pour aller sauver la veuve et l'orphelin.
La piquette m'a rejoint dès le début et ce n'est qu'au 2ème kilomètres qu'elle me lâche (1ère bataille gagnée).
Je cours, je vole, je galope, j'ai une de ces formes ce soir, mes jambes en veulent, mes appuis sont dynamiques. Le froid doit y être pour beaucoup, il me tonifie.

Quand tout à coup (ah ah ça fait monter le suspens ce genre d'interjection non ?).
Je disais donc (avant d'être interrompue grossièrement par moi-même) "Quand tout à coup" ??!!

Me revient comme un boomerang en mémoire l'image de mon fils Tristan qui m'attend sur le banc du club de Ping Pong.

AAAAH MERRRRR....credi, me dis-je (en vrai je me suis pas dis mercredi hein ! je me suis dit merde mais c'est vulgaire de l'écrire, et je suis une dame).
J'accélère d'un coup mon allure et fonce vers la maison pour attraper mes clés de voiture au vol et partir illico-presto au Ping Pong.

Ouf je suis arrivée à temps, mon fiston n'a pas eu le temps de s'inquiéter, mais là d'un coup au milieu des autres parents, je me sens un brin ridicule dans ma tenue de super héros. En plus j'ai froid au corps et ma tête est toute rouge et échevelée - j'ai ôté ma cagoule tout de même-
Le Ninja a laissé place à Mme Foldingue.

Bon demain, je vais boire un pot avec Batman et Superman, ils veulent me convaincre de mettre une cape de super-héros, j'suis pas très sûre d'aimer pour le coup.

Ah oui, j'oubliais, Stella (du forum courir au féminin) nous a bien expliqué que le vent accélère l'effet du froid et voilà son tableau (en fait pendant ma course je ressentais -4°C)

Et le tableau qui tue qui donne les températures ressenties :


Bilan
6,33 kms à pied
10 kms en voiture
cagoule : je n'ai pas pu la garder sur le nez, donc résultat zéro pour mes joues et mes pommettes qui sont bien gonflées et brûlantes
sensations de course : très très bonnes
FC max : 161 (là c'est quand j'ai piqué le sprint)
FC moy : 144
vitesse moy : 10,2 kms/h
kcal : 347


13 déc. 2009

COUREUSE ASCENDANT SUPINATRICE




Aujourd'hui je prends la décision de sécher le cours de fitness de
10 h 30 avec comme objectif de courir un semi-marathon. Nous partons donc ultra-motivés pour 21,100 kilomètres. Il fait 4°C, mais le soleil est présent et le vent pas trop insistant, le temps idéal !

Nous avons déposé une des deux voitures près de la gare sud de Nantes et ce sera notre point de chute au bout du parcours.

Emmitouflés comme des esquimaux - écharpe, 3 couches de vêtements, bonnet polaire et gants, nous sommes fin prêts.

Pas de ravitaillement le long du parcours, donc nous préparons consciencieusement nos rations.
Tugdual aura son Kamel-back ainsi qu'une ceinture avec une gourde de soupe de poulet (que j'ai préparée moi-même dernièrement) et moi ma ceinture avec deux gourdes d'eau.

Au programme pour lui : des noix de cajoux salées, du bouillon de poulet (il s'agit de tester le salé pour éviter l'hyponatrémie dont il a subit les conséquences au marathon de La Rochelle) de l'eau aromatisée au pulco, une barre d'amande, une barre de pâte de fruits et des Jellys beans.
Pour moi : un sachet de Jellys beans, une banane et de l'eau.

Nous partons donc avec 2 kilos pour lui et 800 grs pour moi, de vrais professionnels de la course à pied. On est super impressionnants, et surtout mort de rire en nous voyant.

Il est tout de même midi et j'ai faim, je décide de me restaurer un peu avant de partir et j'engouffre vite fait 1/4 de baguette aux graines, 1 carré de chocolat, une poignée d'amandes, un morceau de mon gâteau d'anniversaire (qui ressemble à un vrai gâteau sport, je n'ai plus qu'à l'enrichir avec du miel et des écorces d'orange confites).
Je me dis stop, stop, il ne faut pas trop remplir mon estomac car sinon je vais le payer.

Le parcours est sympa et nous fait passer au départ de La Chapelle Heulin par St Julien de Concelles, le bout des ponts, remonter le long de la Loire vers le centre de Nantes.

du 1er au 8ème kilomètre, quelques côtes se succèdent mais ne désamorcent pas notre bonne humeur. Une bonne bosse nous ralentit, mais nous sommes encore bien frais et l'avalons en moins de rien. Nous discutons et ma FC est très bonne, une moyenne de 135 bpm et l'allure d'une gazelle. Aucun problème gastrique ni intestinal à l'horizon et ça c'est plutôt sympa.

Du 8ème au 12 ème kilomètres, nous sommes maintenant sur du plat et longeons la route, quand un automobiliste manifestement très pressé arrive en face de nous en nous klaxonnant comme un malade.
D'un seul homme et dans un geste harmonieusement gracieux, nous levons de concert nos majeurs tendus bien haut à l'encontre de ce malotru et de sa mine patibulaire (ou presque).

Je n'arrive pas à comprendre pourquoi certains automobilistes ont ce genre de réaction lorsqu'ils croisent des cyclistes, des randonneurs, des capeurs. Ils accélèrent près à nous rouler sur la figure, histoire de nous montrer qui est le maître du bitume.

bah, ce n'est pas grave et nous piquons un fou rire en repensant à cette scène et à notre réaction extrêmement synchrone.

Nous traversons les ponts de Thouaré et ça me colle illico-presto le vertige. Sur la passerelle réservée aux piétons la vue de la Loire en contrebas et son mouvement perpendiculaire au mien me fait tourner la tête. Je ne suis pas très fière et le vent vient me plaquer contre la rembarde. Vivement que j'arrive au bout de ces ponts et que je touche la terre ferme.

Je suis en pleine forme, mes jambes sont légères et cela fait déjà
12 kilomètres que nous cavalons.
Je n'ai pas vraiment regarder ma cadence, car je profite pleinement de ce parcours qui pour une fois que nous sommes tous les deux sans enfants, n'est pas sous le signe de la tempête et de la pluie cinglante.

Ouf nous voilà maintenant sur le chemin des bords de Loire (le Chemin de Halage) qui est un lieu privilégié pour les coureurs et sportifs de tout poil, ainsi que pour les marcheurs et les familles adeptes de la marche digestive.

Ce coin est vraiment sympa car il sinue le long de la rivière et est bordé d'arbres qui nous protègent bien du vent glacial. Je supporte encore très bien mes gants, mon bonnet, ma polaire et mon coupe vent, c'est dire à quel point il fait froid, même ma sueur ne reste pas chaude très longtemps. A peine évacuée, elle se glace et se fige presque sur ma peau.

J'ôte tout de même mon bonnet, car j'ai envie de me sentir un peu plus libre de mes mouvements. Cela fait maintenant 15/16 kilomètres et Tugdual s'est mué doucement en roi du silence. Je me dis, hmmm, il doit être fatigué pour ne pas parlé. J'ai envie de le charrier un peu, car moi je me sens bien, mais m'abstiens car je sais que dans quelques kilomètres ce sera à mon tour de me sentir mal.

Cela ne loupe pas et au 17/18ème kilomètre, je commence à flancher psychologiquement. Cela fait maintenant 3 kilomètres que j'espère apercevoir "Le Hangar", le lieu de rendez-vous de tous les skateurs de Nantes. Il faut dire aussi que j'ai stoppé par inadvertance mon GPS et à chaque fois que je le regarde pour me rassurer sur les kilomètres avalés, il est au même point (13,3 kms)- La fatigue aidant, je n'ai pas le réflexe de me dire qu'il est bloqué et pendant ces
3 kilomètres je m'use mentalement en me disant que décidément, le temps s'est arrêté, mais malheureusement pas mes douleurs aux jambes.

Maintenant, la gazelle que j'étais au début a laissé place à une hippopotame hors de l'eau.
je me sens lourde comme si je portais des enclumes à chaque pied. Tugdual est dans le même état. Mon tenseur du fascia-lata se rappelle douloureusement à mes souvenirs, ce fameux syndrome de l'essuie-glace est à nouveau bien présent et pour le moment j'ai l'impression que mes hanches et mes genoux jouent de la guitare avec lui.

La faute à ma foulée supinatrice, mais que voulez-vous, on n'efface pas 15 années "d'en-dehors" et démarche de danseuse pour une simple course à pied. En plus, j'ai lu dans "Jogging Magazine" que les pronateurs ont quant à eux des risques réels de rencontrer une périostite. Du coup je suis assez contente d'être une coureuse "ascendant supinatrice".

Après avoir bu tout du long, et manger tous mes Jellys, une petite pose pipi est nécessaire.
Tugdual en profite pour boulotter une barre de pâtes de fruits et nous faisons quelques étirements avant de repartir.
Nous n'avons pas stoppé le chrono, pour faire comme si nous étions en course et que nous nous étions arrêtés à un ravitaillement.

Ce genre d'entraînement est assez dur psychologiquement je trouve, car il n'y a personne devant vous, et aussi personne à vous encourager et encore personne pour vous ravitailler.

Mais nous reprenons notre bonhomme de chemin car nous sommes plus proche du but et comme dirait Alain Souchon "on avance, on avance, on avance, c'est une évidence, on n'a pas assez d'essence, pour faire la route dans l'autre sens, on avance..."

Voilà enfin ce foutu hangar, qui marque pour moi l'entrée dans la ville de Nantes, nous sommes tout proche du périphérique et du quartier de Doulon.

Tugdual a repris du poil de la bête et me file le reste de sa barre d'amandes, je la fais tomber à terre, mais j'ai trop faim et la ramasse quand même pour m'en empiffrer.

Nous courrons maintenant sur un revêtement que j'aime tout particulièrement, constituer de sable grossier qui amorti nos foulées. Les muscles de mes pieds me font mal, mes mollets sont tendus et j'ai toujours mal au fascia-lata.
mais la barre d'amandes m'a refilée le moral, je recommence à accélérer, le but est proche, le moral est bon et la douleur est gérable.

nous longeons toujours la Loire et le soleil au loin qui se reflète nous fait un clin d'oeil d'encouragement.

Je décide de me débarasser de ma grosse écharpe de laine et l'enroule autour du Kamel-back de Tugdual. Mais bon je suis fatiguée et nulle en noeud, et elle fini par tomber et nous imposer un ultime arrêt pour la ramasser. Je décide de la tenir à la main jusqu'au bout et de finir d'en découdre avec cet entraînement qui est devenu maintenant comme un défi personnel.

Je me dis qu'il ne reste plus que 2/3 kilomètres maintenant et ça me ravigote. Je pense à mon futur marathon et me dis que je ne suis pas au bout de mes péripéties. Dire qu'il faudra que j'enchaîne la même distance pour le terminer, je ne sais pas comment je vais faire.

Je sais d'ors et déjà qu'il me faudra faire des poses étirements pour soulager mes tendons.
Car cela m'a fait du bien et m'a permis de repartir de plus belle tout à l'heure au km 18.

Nous voilà en ville, je galope de plus belle, je me sens à nouveau légère, j'allonge les foulées, mes pieds se soulèvent sans difficulté. Moralement je m'étais programmé pour faire
25 kilomètres et le mental maintenant est revenu encore plus fort.

Je galope, je galope et j'aperçois du coin de mon oeil, Tugdual qui ralenti imperceptiblement, je regarde autour de moi, me demandant s'il n'y a pas un danger quelconque que je n'aurais pas vu, comme une voiture ou un cycliste. Mais en fait si Tugdual ralenti c'est que nous sommes déjà arrivés à notre voiture.

Je m'exclame, "ah ?on est déjà arrivés ??"
et oui : 23 kilomètres tout pile et la sensation d'avoir bien profité de ce bel entraînement.
Comme Le Colonel John "Hannibal" Smith de l'Agence tout risque : J'adore quand un plan se déroule sans accrocs ;-)

En rentrant j'ai quand même pris une douche de 10 min à 50°C et j'ai mis 2 heures à me réchauffer sous une énorme couette molletonnée.

Mais une bonne soupe Miso, quelques noix, des clémentines, des kiwis, un oeuf dur et du pain m'ont aidé à calmer cet estomac qui bizarrement s'est rappelé à moi en sortant de la douche.

Bilan séance :
distance : 23 kilomètres
FC moy : 145
FC max : 165
temps : 2 h 25
vitesse : 9,5 kms
arrêts : 2
1 334 kcal (wahou)
Les photos (prises avec mon google phone : pas top)


View 2009-12-13 Long Run in a larger map


Bilan semaine cap et fitness :
distance : 54 kms
temps : 7 heures
4 000 Kcal



8 déc. 2009

C'EST MON ANNIVERSAIRE

et avec vient le temps d'un bilan. Qu'est-je fais de ma vie jusqu'à présent ? pourquoi cours-je (et non courge) ? où vais-je ? dans quelle direction ? dans quel état gère-je (et non étagère) ?

En 36 ans j'ai réussi à m'essayer à la danse classique et modern' jazz (pendant 15 ans), faire du vélo, du tennis, mettre 2 beaux enfants au monde (dont un sans péridurale et ça c'est digne des JO), me transformer en vache laitière pour les allaiter, contracter deux mariages, devenir belle-mère de 3 enfants, changer de région, changer totalement de métier et de secteur d'activité et me mettre à la course à pied, vendre une maison en 3 mois, quitter un boulot que je détestais et négocier une superbe prime de licenciement, attendre pendant 9 mois que mon prince charmant rentre des USA, être mère-célibataire au chômage, courir 2 semis, quelques 8 ou 10 bornes et préparer un marathon.

La course à pied je la pratique depuis octobre 2005. ça m'est venu comme ça, trop marre, un ras-le-bol de ma vie, je me suis dit si Forrest Gump y arrive, j'y arriverai.

Avant tout, plusieurs événements ont fait que j'y suis parvenue (à courir) tout d'abord, la découverte à 28 ans que mes bras commençaient à pendouiller mollement.
Mais qu'est-ce que c'est qu'il m'arrive ? On me répond ben c'est normal ça s'appelle les drapeaux et plus tu vieillis, plus ça flotte au vent.
QUOI ? sont fous, je suis pas vieille, je suis éternelle.

Là-dessus, vla que ma mère se met à mourir d'un cancer du sein. Mais qu'est-ce qui se passe bon dieu ? tout ce que je croyais inamovible est en train de changer, tout fout le camps.
Alors comme ça, un de mes parents meure, et puis moi je me transforme en chose toute flasque.
C'est quoi le prochain stade de mon évolution : devenir une méduse molle et translucide.
A celà je me lève et je dis NON.

La mort d'un proche à le mérite de vous confronter à votre propre état éphémère. tout cela est assez positif somme toute, car à partir de ce constat, on commence à se remuer sérieusement le popotin.

En regardant mes enfants jouer, je m'aperçois que si moi aussi à leur âge j'étais tonique et svelte c'est parce que jamais je ne restais assise à glandouiller devant un bureau.
Je regarde aussi les femmes de ma génération en allant chercher les enfants à l'école et mais que s'est-il passé en si peu de temps (20 ans).
Elles, hier, toutes fines et filiformes sont devenues ces matrones au formes callipyges.
Des bourrelets que leurs tee-shirts cintrés ont du mal à contenir, des séants tellement vastes qu'on dirait le monde.
Hé Ho, je veux pas devenir comme ça.
J'ai la chance de toujours avoir été mince, mais force est de constater que je m'avachis.
La pesanteur joue son rôle inexorable d'attraction. Et mes muscles atrophiés par tant de sédentarité et de junk-food n'arrivent plus à contenir ces chairs qui autrefois furent élastiques et gainées.

Allez hop, je décide de reprendre tout ça en main, de reprendre ma vie entière en main.
Une fois la décision prise de me remettre avec mon premier Amour, je solde cette vie qui n'est pas mienne en larguant maison et mari d'alors.
ça y est je peux courir, je me sens légère, je n'ai plus de boulets aux pieds.

Ma première sortie dure 15 min, je suis fière d'avoir tenu, moi qui ait toujours fait toutes mes activités sportive en totale apnée (je savais pas gérer l'effort et la respiration).
Et très vite cela devient une nécessité, j'ai besoin de courir. Je dirais même que je fuis plus que je ne courre, mais c'est tellement bon. Je fuis le temps qui passe, et qui emporte avec lui la petite fille que j'étais (insouciante et joyeuse), je fuis pour me mieux retrouver les miens, mieux me retrouver.

Alors ce soir, comme je suis seule avec les enfants, je me fais ce cadeaux comme une forme de mémorial et je pars sous les étoiles retrouver les sensations de liberté qui maintenant ne me quitteront jamais plus.

BILAN

5 kms
vitesse : 10 kms/h (sans forcer)
FCmoy : 147 (un peu haut mais c'était bon)
FC max : 165
calories : 300 Kcal

SEANCE LIA HI-LOW
FC moy : 143
FC max : 169
Calories : 480 kcal

6 déc. 2009

LE 5EME ENTRAÎNEMENTS

de la semaine !!!

Je ne suis pas peu fière de moi, car j'ai réussi pour la première fois depuis que je travaille, à caler 5 entraînement de course à pied + 3 entraînements de fitness dans une semaine.

Il fût un temps béni où je ne travaillais pas et seule avec deux enfants, je profitais pleinement de mes journées pour enchaîner les sports (vélo, course à pied, danse, assouplissement).

Je réussissais à l'époque à faire 14 heures de sport par semaine. Mais la reprise d'un travail à temps plein ne m'a pas permis de continuer ainsi.
C'est pourquoi, cette semaine, je suis contente d'être parvenue à ce volume, et cela sans négliger ma vie de famille et mes enfants.
En revanche je n'ai plus de vie sociale, car je profite de la pause déjeuner pour commettre mon forfait. Mais vous me direz qui a besoin d'une vie sociale ?? Sûrement pas quelqu'un qui prépare un marathon
;-)

Bon trêve de plaisanterie, aujourd'hui il tombait des trombes d'eau, il y avait des rafales de vent à 50 kms/h et j'étais pas super motivée pour sortir mon nez dehors.

Une petite voix me murmurait, tu as déjà fait 4 sorties, c'est pas mal, en plus t'as vu le temps ?
Mouais, petite voix je te connais, tu appartiens à Mme la faignasse, tu es démasquée.

Je demande à Tugdual d'un air innocent : tu fais quoi toi aujourd'hui ?
Il me réponds : hmm, avec ce temps je ne vais sûrement pas courir
2 heures comme prévu.
et là il me sort une phrase, la phrase qu'il fallait : Tu veux qu'on courre ensemble ?

OUI OUI OUI

et hop nous voilà parti, les 5 premiers kilomètres sont démoralisants, je plus l'impression de couler que de courir. J'ai du mal à respirer car l'eau rentre dans ma gorge et mon nez.
et puis très rapidement mes chaussures se gonflent d'eau, mon windstopper dégouline, ma casquette est une éponge, j'ai l'impression de peser une tonne.

En plus cette saloperie de grippe H1N1 s'accroche encore à mes bronches et je tousse comme un Serge Gainsbourg en fin de carrière.

Heureusement que Tugdual est là, car sa présence me permet de m'accrocher mentalement.
Et puis une accalmie plane maintenant au-dessus de nous, et voilà que le cauchemar prend une autre tournure.

C'est à nouveau le plaisir de courir et de profiter du plein air.
Les sorties longues sont toujours celles que je préfère, car on le fait sans forcer, c'est une vraie récréation mentale (d'ailleurs ça fait même deux fois que je ne prends même pas mon ipod).

Maintenant, je me sens bien dans mon souffle, les quintes de toux m'ont lâchées et je courre plus vite sans problème.

Alors on papote : des futures vacances au soleil de Guadeloupe, du prochain massage que nous nous offrons dans une semaine, des futurs courses auxquelles nous allons participer, du film merveilleusement rafraîchissant que nous avons vu hier soir.
Cette sortie devient vraiment chouette.

La semaine prochaine, on fera sûrement un 21 kms.

Bilan :
13 kms à 9,6 kms/h
FC moy : 140
FC max : 150

Pour la semaine :
7 heures de sport
39 kms de parcourus.

5 déc. 2009

ENTRAINEMENT EN FARTLEK

Je n'ai jamais été très très attirée par les entraînement fractionnés, même si je sais que c'est le moyen de prendre de la vitesse.

Et j'ai décidé que dorénavant, il fallait que je bosse ma vitesse car du point de vue de l'endurance je me sens plutôt confortable maintenant.

Ce matin je me suis donc programmée une petite séance que je qualifierais de fartlek.
Mais c'est quoi, ce truc barbare ? me direz-vous.

Ce truc barbare n'est en rien traumatisant, ni torturant (pas comme cette saloperie de fractionné ! )
puisqu'il se pratique selon son ressenti, sans plan pré-défini. C'est donc un entraînement plutôt intuitif qui fait la part belle aux sensations.
Et c'est cette approche que j'apprécie tout particulièrement, car je me targue d'être loin des moutons de Panurge qui appliquent des règles et suivent le troupeau sans se poser aucune question.

Aujourd'hui donc j'ai décidé de faire 3 kms d'échauffement tout tout doucement et ensuite 5 kms à 5 min 30 le kilomètre.

Alors les 3 kms en échauffement, ça a été plutôt facile, je ne vous le cache pas.
En revanche les 5 kilomètres suivant, ont été intensifs.
Est-ce le fait d'être partie à jeun, ou l'heure matinale de mon entraînement ou bien encore le fait d'avoir roulé pendant 430 kilomètres hier soir qui m'ont fatiguée ? Mais en tout cas les 5 min 30 je les ai pas vues une seule fois (mouarrrrrf).

En revanche, j'ai fait confiance à mes sensations et voici comment s'est déroulé cette séance :

1er kilomètre : mon coeur s'emballe à 155, je m'essouffle, je suis pas à l'aise du tout.
2ème kilomètre : ah ben ça va mieux d'un coup là, mon coeur redescend à 145 alors que j'accélère et mes jambes sont en pleine forme.
Cette sensation durera jusqu'à la fin des 5 kilomètres, ce qui me rassure car j'ai vachement accéléré sur le dernier kilomètre.

Résultat :

3 kms :à 8,48 kms/h (vitesse maxi 12,30 kms/h)
5 kms : à 9,88 kms/h (vitesse maxi 14,24 kms/h) - vitesse au kilo : 6 min 04

FC moy : 143
FC max : 168

2 déc. 2009

JE SUIS UN DIESEL

Et non une voiture de course ultra puissante (à mon grand désespoir).

Il me faut au bas mot 3 à 4 kms d'échauffement pour que je puisse accélérer un peu sans que ma FC transperce le mur du son.

Aujourd'hui a été pire que tout, des courbatures partout et l'entraînement d'hier soir qui m'ont flingués toute mon énergie.

Je me suis traînée comme une âme en peine sur 5 kms.
C'est pour ça d'ailleurs que j'avais arrêté de faire des fractionnés, car je ne m'en remets jamais assez vite.

Mais bon j'aimerai prendre de la vitesse, car je voudrais descendre en dessous des 2 heures pour le semi.

Je pense que la prochaine séance de long (15-20 kms), je ferais de l'endurance et sur 5-6 kms j'augmenterai ma vitesse à 10 kms/h, pour reprendre l'endurance sur la fin du parcours.

BILAN
4.686 kms
9.1 kms/h
FC moy : 131 (ça va j'me suis pas foulée, pas de risque de fracture de fatigue ;-) )
FC max : 145

Il faut vraiment que je me refasse une bonne grosse séance d'étirements.
Et puis bientôt, c'est massage californien/suedois .

Bon c'est pas demain la veille que je vais le boucler mon marathon.....


1 déc. 2009

CA CAILLE !!

Bon alors ce soir, comme je n'étais pas calmée, même après une séance de HI-LOW intensive ce midi, j'ai décidé de faire une sortie pour me déchirer.

Varier les cadences est un bon moyen pour ne pas sombrer dans la monotonie et pour se redynamiser. ça sert aussi a travailler sa foulée, et son souffle.

Je me suis donc entraîner au seuil aérobie sur 5 kms.
mais quel plaisir de se sentir pousser des ailes.
Les foulées s'allongent et deviennent véloces. J'ai l'impression de voler plus que de courir (bon je sais ce n'est qu'une impression), je me sens légère et je touche presque du doigts les dieux de l'Olympe. Mais je m'emporte.... Voilà en tout cas pour le ressenti musculaire.

En revanche pour ce qui est du souffle, aïyayaï, par moment j'ai eu l'impression que mes poumons prenaient feu tout bonnement. Pourtant Je n'ai pas fait d'asthme d'effort (et ça c'est déjà bien) - juste quelques quintes de toux très gérables - C'est au moment du retour au calme que j'ai bien compris que l'oxygène m'avait manqué.
Un peu d'étourdissement (pas désagréable ma foi, comme la première clope qu'on fume et qui vous renverse la tête) et l'impression d'avoir bu la tasse plusieurs fois.
Après quelques minutes d'étirement, tout cela est rentré dans l'ordre et je me sens en pleine possession de mes moyens.

Faudra que je recommence tiens !!

Au total :

5, 686 kms
33 min 05
vitesse moyenne : 10,31 kms/h
vitesse maxi : 16, 24 kms/h (dire qu'il y en a qui coure à cette allure sans forcer)
FC moy : 150
FC max : 172 (bof j'suis déjà montée beaucoup plus haut)

Ah oui et j'oubliais, en ce premier jour du mois de décembre (mois chéri de mon anniversaire) je me suis bien gelée les fesses. Vivement février : La Guadeloupe :-D

30 nov. 2009

MARATHON DE LA ROCHELLE ET MANQUE DE SEL

J'ai accompagné mon mari sur ce marathon mythique, histoire de me donner bien envie pour mon futur.

Que dire ? Il a fait froid même très froid pour les spectateurs. Mais quelle ambiance, quelle chaleur dégagée par les coureurs et leur bonne humeur.

Les premiers dix kilomètres ont été faciles pour Tugdual, rien de plus normal à tout cela.
Mais passé le 23ème cela a été une autre histoire. Et commencer à rencontrer des problèmes si rapidement ne présage pas du meilleur pour la suite.

Très rapidement, il s'est aperçu qu'il lui manquait du sel. Et oui il transpire énormément, ce qui est problématique, pour l'hydratation et pour le maintien du taux de sel.

En effet une carence en sel apporte pas mal de désagréments tel que perte de connaissance, crampes, déshydratation, fatigue musculaire, hypotension, altération des fonctions du système nerveux. Car les ions du sel jouent un rôle dans la conduction de l'influx nerveux et la contraction des muscles, ainsi que la rétention de l'eau dans le corps.

Très rapidement Tugdual a eu la nausée, et sa cadence a fortement ralenti.
Arrivé au 40ème kilomètre, il s'est assit, incapable de faire aucun mouvement.

Malheureusement, les ravitaillement sur les courses française n'offrent que très rarement des produits salés. Et il n'a pas pu réguler son taux de sel assez rapidement.
Heureusement des camping-caristes lui ont porté assistance et sous ses suppliques, lui ont fait l'aumône d'une part généreuse de pizza.

Il s'est empressé de la lécher avec avidité (incapable d'en ingurgité un quelconque morceaux) et a réussi à terminer le marathon tant bien que mal.

les 50 dernières minutes lui ont été extrêmement pénibles, mais c'est tout heureux qu'il a réussi à terminer le marathon en 4 h 50 (temps prévu 4 h 15).

La prochaine fois, il se munira de tablette de sel et il va essayer aussi le bouillon de poulet en entraînement.

Pour ma part, je n'ai jamais été confrontée à ce problème et espère bien ne pas avoir à vivre une telle expérience.

En revanche, quelle émotion de voir finir les marathoniens. J'ai été particulièrement émue de voir quelques papa agrippés par leur enfant fiers comme Artaban, sourire d'une oreille à l'autre et qui couraient en leur tenant la main sur les 300 derniers mètres.

J'ai vu aussi une jeune femme, littéralement soutenu de chaque côté par ces coéquipiers et qui a fini en moins de 4 heures. Son visage grimaçant traduisait la souffrance endurée, ses jambes courraient de façon automatique et son courage ainsi que sa volonté de réussir étaient palpables.

Je l'avoue, ils m'ont émue aux larmes.

Hmm du coup, aujourd'hui j'étais énervée en repensant à cette course. Enervée positivement, et gonflée à bloc. J'ai chaussé mes runnings et j'ai couru 7 kms.
Je voulais garder une FC proche de 140 - j'ai réussi a être très constante en m'accordant un
6 min 15 du kilomètres et du coup ai réussi à maintenir 141 de bpm moyen.

Je suis contente de ne pas m'être laissée emporter par le grisement de la vitesse et d'avoir, en courant au feeling, réussi à caler la cadence que j'avais choisie.

26 nov. 2009

QUAND LA COURSE A PIED N'EST PLUS UN COMBAT

Normalement, je cours comme j'irai taper dans un punching-ball.
C'est à dire que je suis souvent très très tendue et que c'est cette "niac" qui me fait enchaîner les foulées, puis petit à petit je me fatigue et les nerfs se relâchent pour arriver en fin de séance à un état de béatitude dénué de toute notion de haine ou de tension.

En somme c'est un vrai combat intérieur que je mène.

Mais hier, il m'est arrivé un truc incroyable...
Mon fils aîné, m'avait mis les nerfs en pelote d'une force, mais d'une force ; que j'ai préféré chausser les runnings et aller courir plutôt que de continuer à lui faire apprendre ses devoirs.
Je crois que j'ai le fils le plus neuneu du monde en terme de devoir (mais je sais qu'il le fait exprès pour attirer mon attention). N'empêche que des fois je le collerais bien au mur tellement il m'agace.

Je me mets ce bon vieux "Groove Cutter" et aussi ce bon vieux "Prince" et je file sans but ne cherchant que la lumière des lampadaires de ma petite citée.
Je zigzague en tous sens dans les rues.
Et je m'aperçois très très vite, que je n'ai pas cette rage intérieure qui m'anime habituellement.
Je suis bien, en communion avec la nuit, mes foulées, mes sensations.

C'est presque une méditation. les kilomètres défilent et je me sens légère, légère comme une bulle de savon. Je vole plus que je ne cours (enfin c'est la sensation que j'ai bien sûr).

J'ai continué comme ça sur 7 kms et puis je suis rentrée, je ne voulais pas laisser les enfants tout seuls trop longtemps.
S'ils n'avaient pas été là, je crois bien que j'aurais couru comme ça pendant encore longtemps.

Je pense que c'est l'ambiance particulière que la pénombre dégage qui a favorisé cet état.
Au bout de 42 min je suis donc rentrée, calme comme un Bouddha, voir même et c'est étrange : reposée.

J'en suis encore tout interloquée dis donc !

distance : 7 kms
temps : 42 min 55
vitesse : 9,8 kms/h (j'ai ralenti pour que mon cardio ne monte pas)
FC moy : 144
FC max : 162

24 nov. 2009

LA CACOCHYME VOUS SALUE BIEN

Aujourd'hui, c'est mon dernier jour de congé maladie. Qui dit dernier jour, dit guérie !

Et cela fait deux jours que je n'ai plus de fièvre. Je suis vaillante et bien décidée à avaler du bitume.

Je rejoins Tugdual chez ses enfants dans Nantes. La grippe oblige, nous sommes contraints de faire foyer séparés. Son ex-femme est à Paris pour la semaine, il garde donc les petits à domicile et moi je garde les miens et le virus chez nous.

Il a pas l'air en super forme, tout blanc et mal de tête (hmm ça sent pas bon cette affaire, surtout qu'il cours le marathon de la Rochelle Dimanche). Nous espérons que ce soit le manque de sport et la mauvaise nuit passée qui en sont la cause.

Nous déjeunons frugalement d'un plat de coquillettes dont la succulence n'a d'égale que le prestige de l'enseigne de hard discount qui la distribue. C'est tout bonnement et absolument...... insipide. :-(

Toute ravigotée par ce repas de fête, je saute dans mes runnings et enfile mon total look "Kalenji" TADAAAAMM (la grande classe).

Pour plus de précaution (il ne faut pas attraper froid par dessus le marché) j'enfile une polaire et un col roulé en laine (on n'est jamais trop prudent).

Et nous voilà galopant au travers du parc du Grand Blottereau, discutant du débat passionnant de la veille au sujet de -je vous le donne en mille - la GRIPPE H1N1 et son vaccin (moi j'm'en fous maintenant je suis immunisée).

1er tour : frais comme des gardons....J'ai un peu mal derrière les cuisses.
Il faut dire qu'hier soir, j'ai pratiqué 16 min de vélo elliptique à fond et puis j'ai enchaîné sur des assouplissements, des abdos et du gainage- le tout pour le modique laps de temps de 1 h 18.
Le grand écart je le sens bien là, quand je cours.

Et puis je vire le pull en laine, parce que là, je suis en train de me transformer en cocotte minute. Je garde tout de même la polaire (pas assez de place autour de ma taille pour l'accrocher). Dans quelques minutes je sens que je vais siffler et tournoyer pour évacuer la vapeur.

milieu du 2nd tour : oulà, j'ai un coup de bambou qui me tombe derrière les étiquettes.
Mais qui m'agrippe les chevilles et me les retient sur chaque foulée ??
Mes jambes sont louuuuurdes, je m'enfonce dans le sol.
Le souffle est bon quand même c'est déjà ça.

fin du 2nd tour : nous rentrons à la maison qui est à quelques mètres.

Nous avons couru 5, 25 kms en 35 min - 9km/h - FC moy : 135 - FC max : 145.
A part quelques réminiscence de toux (dernier soubresauts du virus qui se meurt) ça m'a fait du bien de respirer l'air frais.

Bientôt je serais à nouveau d'attaque.

22 nov. 2009

COURIR AVEC LA GRIPPE A

Bon et bien, voilà je l'ai chopée cette saloperie.
Mes chers enfants me l'ont ramenée de l'école, j'ai résisté 3 jours, me croyant invincible, riant, téméraire, bravant la bête.

Et à l'aube du 3ème jour, la fièvre, la toux, la fatigue se sont abattues sur moi comme autant de corbeaux goulus sur une carcasse de cadavre fraîche.

Mais j'ai décidé qu'elle ne me clouera pas au fond du lit et que j'allais lui montrer de quel bois je me chauffe.

1er jour : heu là pas possible, j'ai 39°C, je sombre dans le canapé et accessoirement dans un semi-coma fébrile ou tous les mots, les paroles prennent un sens bizarroïde et où mes temps de réponse avoisinent ceux de Doc Gynéco.

2ème jour : heu là pas possible non plus, j'ai un petit 38°C toute la journée, rien de bien méchant, mais qui induit des douleurs musculaires et une fatigue encore plus grande.
Je tremblote et chevrote comme une mamie atteinte de parkinson et j'ai l'impression de porter une armure de 30 kilos qui m'empêche d'être prompt et agile sur chacun de mes mouvements.
Je n'ai plus une once de volonté, chaque geste quotidien est pesant et pénible.
Je ne m'alimente plus que de fruits, de yaourt et de pain (les seuls aliments qui ne nécessitent pas de préparation).

3ème jour : non de dieu de non de dieu, j'ai dit que je ne me laisserais pas faire.
J'en ai marre de me morfondre au fond de ma maison, je sens le renfermé, j'ai l'oeil morne, le cheveux terne, le moral en berne.
Les petits loups sont en pleine forme. Je décide de chausser mes runnings et d'aller en découdre avec "The H1N1 Virus".
Je vais lui montrer de quel bois je me chauffe !

D'abord première constatation, je suis surprise de me trouver légère et de ne pas peiner à soulever les jambes (faut dire que j'ai perdu un kilo depuis 2 jours) et puis je ne me sens pas si fatiguée en fait. les petits me suivent à vélo. Je prends même du plaisir à trottiner.
Bon faut dire que je ne vais pas super vite je fais du 8,8 kms/h. Mais le souffle est bon, les sensations aussi. FC max : 142 - FC moy : 130.

Je décide de ne pas trop malmener la bête (moi en l'occurence) et de me restreindre à
3 kilomètres seulement.

Je sens que la grippe quitte peu à peu mon corps - ben oui, elle n'a rien à faire chez moi, je suis plus forte qu'elle ( va donc voir ailleurs petite grippe, là tu n'es pas de taille à lutter, gna gna gna).

Je suis rentrée sans fatigue, contente d'avoir pris un grand bol d'air frais.

La seule douleur qui persiste c'est le mal de gorge, car j'ai tellement toussé, d'une toux sèche et irritante, que j'ai mis mon larynx à vif. Je n'ai plus de voix, je chuchote, plutôt que je parle.
Mais le reste va bien.

Bon, je suis pas au top de la forme, j'ai quand même des gros coup de barre et la température qui monte par moment, mais je tiens le bon bout.

Je me le promet, Mardi je suis sur pied !
En tout cas, la bonne nouvelle c'est que maintenant je suis immunisée contre cette saloperie de virus.

21 nov. 2009

J'SUIS MALADE - ZUT

J'SUIS MALADE - ZUT J'SUIS MALADE - ZUT J'SUIS MALADE - ZUT J'SUIS MALADE - ZUT J'SUIS MALADE - ZUT J'SUIS MALADE - ZUT J'SUIS MALADE - ZUT.

Pas d'entraînement ce week-end. J'avais prévu une longue sortie pour me vider la tête, mais la fièvre persistante me cloue chez moi.
C'est drôle, car je me sens relativement en forme, mais dès que je mets le nez dehors, je suis HS.

J'espère ne pas trop perdre pendant ce repos forcé et surtout ne pas mettre trop de temps à retrouver la forme.

3 ans que je n'avais pas été malade. Même pas un rhume - on finit par s'habituer.

18 nov. 2009

THE POSE RUNNING

Voici une video qui explique bien ce nouveau concept et que je mets en pratique depuis 6 mois.
Cela fonctionne bien et j'ai pris de la vitesse tout en diminuant les douleurs dorsales.


TOUT DOUCEMENT


"Tout Doucement
Envie de changer l'atmosphère, l'attitude
Tout Doucement
Besoin d'amour pour remplacer l'habitude..."

AAAAH que de profondeur, que de sens !! en un mot quel talent cette Bibie qui nous inondait de ses sanglots longs en 1985.

BEUARK (oh fait si vous voulez vous souvenir de toutes les casseroles musicales que votre enfance a supportées voici un lien fort sympathique où j'ai même retrouvé "Pit et Rick".
Mais si, ceux qui chantaient "La Fourmi veut pas donner son miam...miam".

Même minote à l'époque (j'avais 11 ans) , je détestais déjà le genre "slowsirupeuxquicolleauxdents".

Les années passants cela ne s'arrangea pas et l'heure des slows dans nos "boums" de collégiens et lycéens en mal de premières expériences amoureuses me filait des frissons de dégoût dans le dos.
Cette plage musicale imposée, était un vrai cauchemar. Dès les premières notes mielleuses, je déguerpissait en 4ème vitesse pour aller me réfugier dans les toilettes avec des cacahuettes dans les oreilles en guise de boules quies, priant pour que les couples se forment vite et que la danse puisse reprendre de plus belle.

En bref, j'aime pas quand ça ralenti, j'aime pas les sucreries-mièvres qui ont pour but de provoquer des sentiments romantico-melo-dramatiques à la "Arlequin : Champion de l'Amour".

Et pourtant, et pourtant....

J'ai l'impression parfois, que j'ai deux entités qui vivent en moi. L'une qui dirige ma tête et l'autre qui dirige mon corps. La plupart du temps, la seconde obéit à la première, mais parfois -et cela a été le cas aujourd'hui- l'entité-corps se rebelle et commet un putsch qui chasse l'entité-mental.

Illustration :

Hier j'ai couru 5, 5 kms après mon cours de fitness et ma foi je fus bien surprise de constater que les 20 kms enchaînés samedi dernier, n'avaient laissés aucune forme de traumatisme ou de fatigue. J'ai donc couru comme un petit lapin batifollant dans un champs de luzerne et de thym, le tout à 10,2 kms/h pour une FC moyenne de 147 et FC max :163.

Aujourd'hui, toute ravie et rassurée sur ma capacité d'endurance, je pars guillerette et motivée pour un petit 10 - 11 kms.
Mais là, quelle surprise ! mes jambes n'avancent pas. rien, pas de jus, comme la fois où ma vieille Super 5 faisait du 40 à l'heure, pied au plancher.
Et là j'ai repensé au 20 kms de samedi, et je me suis dit : c'est ton corps qui réclame un slow (quelle déception, de la part de ce corps qui trahit mes enclins naturels).

Il y a quelques temps, ce genre de baisse de régime me troublait et m'inquiétait.
Mais maintenant j'essaie de le prendre avec philosophie. Après tout, la mécanique a besoin parfois de se reposer aussi.
Donc j'ai écouté mes jambes têtues et pleurnicheuses et leur ai prodigué un peu "d'amour pour remplacer l'habitude..."
Ce qui a donné, une séance très cool (j'ai écouté des podcasts pour changer).
1 h 09 pour 10, 7 kms et 9,2 kms/h. FC max : 146 et FC moy : 130.

Mais je persiste à penser que les slows c'est rien que pour les tousmousdugenoux ou les midinettestoutsucretoutmiel.
Que voulez-vous je suis plus "Guitar Hero" que "Léa, passion vétérinaire".

14 nov. 2009

UNE BONNE SEMAINE D'ENTRAINEMENT

Cette semaine, seulement 3 entraînements au programme - cause pas le temps-
Donc au lieu de faire 3 distances courtes et une longue sortie, j'ai fait 2 distances moyennes et une looongue sortie.

Ce qui donne :

Mercredi 11 novembre : 10 kms à deux sur une boucle que Tugdual m'a montrée. Ce parcours à l'avantage de partir de la maison et de sinuer tout autour (si on est fatigué, on peu couper à plusieurs endroits et rentrer chez soi avant la fin des 10 bornes).

Jeudi 12 novembre : 8,5 kms seule sur cette fameuse boucle où je me suis complètement paumée. Une bête histoire de mauvais virage à un moment et hop me voilà près d'un château, un peu dans la panique. Je tourne encore 2 fois et j'arrive près d'une pancarte qui indique La chapelle Heulin. Tant pis je privilégie cette route qui s'adresse aux voitures et file chez moi.

Samedi 14 novembre : le fameux jour du challenge. Pour rappel : effectuer minimum 20 kms puis continuer jusqu'en n'en plus pouvoir. Nous voilà donc partis pour 2 tours de cette fameuse boucle. Auparavant je prépare des abricots secs, des quartier de pommes et clémentines que je dispose près de la fenêtre laissée entrouverte.

Il fait un vrai sale temps de novembre : du vent en rafale (60/70 kms/h) - de la pluie par intermittence. Mais il ne fait pas froid. Tugdual est moyennement motivé et m'annonce déjà, qu'on verra au bout d'un tour comment ça le fait. Je réponds, non non non, on fait 2 tours et on verra après. Le vent je connais, j'habitais en Bretagne près de la mer avant ; et quand il y a la tempête las-bas, ça souffle autrement plus fort ; ce qui ne m'empêchait pas de courir.
Je courrais oui, mais je courrais sur de plus courtes distances (ça j'avais oublié).

Nous voilà partis, déjà première constatation : mes foulées sont à peine audibles et mes pieds ne frappent plus le sol comme cet été, je me suis améliorée de ce côté là et ai réussi à virer pas mal de mouvements parasites, je suis donc un peu plus performante qu'il y a 6 mois.

Par chance le parcours passe souvent par des chemins bordés d'arbres qui nous protègent du vent. Malgré tout, il y a une portion sur 1 à 2 kms qui est en plein carrefour venteux. Et là ça se complique un peu. Je lutte tête baissée et épaules voûtées pour fendre le vent qui me bouscule en arrière. Je fais pratiquement du surplace et les feuilles mortes viennent me claquer la joue comme autant de camouflets.

Tugdual me fait signe de me protéger derrière lui, mais que nenni, je suis là pour affronter et 20 kms et les conditions météos (les courses n'ont pas toujours lieu par grand beau temps, donc je me dois d'essayer tout terrain, toute conditions). ça y est nous arrivons sur une portion à nouveau protégée. Je reprends mon souffle, car le vent est si fort que ça me le coupe par moment. Le bruit des rafales dans mes oreilles, est usant psychologiquement, j'ai l'impression d'être un fétu de paille, véritable jouet aux mains de la tempête.

Déjà 8 kms de parcourus et Tugdual me demande du ravitaillement, je lui tends le paquet de jelly bean que j'ai toujours avec moi et n'en prends pas, je n'ai pas faim, je n'ai pas mal, tout va bien.

Nous arrivons près de la fenêtre de la maison et faisons une pause d'une ou deux minutes pour boire et manger les fruits préparés.
C'est bon, ce goût sucré, ça redonne de l'énergie et nous repartons pour un tour. Je ne cesse de penser au prochain, celui qui comptera vraiment à mes yeux.

J'ai mis mes nouvelles mizuno et je sens largement la différence avec les vieilles. Plus étroites et plus dynamique. Je les ai pris une demi-pointure en dessous et c'est vraiment mieux.
Petite annecdote : le vendeur de chez Running me demande combien ont mes vieilles paires. Je dis 7 mois et 800 kms - il siffle d'admiration sur le temps d'entraînement. puis nous en arrivons à parler des foulées vertaviennes qu'il a courues lui aussi. Il me demande ma place et sûre de moi je lui annonce 147ème. (Il faut dire que je n'ai aucune mémoire des places, car je suis toujours dans les derniers et que du coup ça me passe complètement au dessus. En revanche je suis imbattable sur mes temps). Il re-siffle d'admiration teintée de respect. Cela m'interpelle tout de même et dans la voiture je me souviens comme si un boomerang m'avait heurté la tête que je viens de lui donner mon numéro de dossard au lieu de mon placement. Bon promis quand j'y retourne je lui avoue la méprise (ça va le rassurer, car il avait l'air tout déconfit de constater que j'étais très loin devant lui).

Trêve de digression, où en étais-je du récit ? ah oui le ravitaillement.
Donc deuxième boucle enclenchée, et voilà déjà 12-13 kms que nous courrons, je commence à ressentir des douleurs au ventre ; douleurs qui commencent un peu trop à devenir familières sur de longues sorties. J'essaie de ne pas y penser mais au 15 ème kilomètres cela devient insoutenable, je ralentis car les spasmes me scient presque en deux.
Je fais signe à Tugdual et me dirige vers les fourrés pour une pause d'une minute.
Nous repartons de plus belle, mon ventre est comme un creux qui résonne de tout son écho à chaque foulée.
18ème kilomètres, j'ai mal aux hanches et aux pied (pas des douleurs de frottement, mais mal aux muscles des pieds), j'ai faim et je demande un peu de jelly à Tugdual, qui m'annonce qu'il a tout boulotté en douce.
Ah zut, là j'ai vraiment une grosse grosse dalle. De cette faim qui vous aspire de l'intérieur et forme comme un trou d'obus dans vos entrailles. J'ai même l'impression que le vent y passe à travers.

Tugdual m'annonce qu'il a très faim aussi et qu'il a mal aux jambes, qu'il ne continuera pas après cette boucle. Et moi, je ne suis pas assez motivée pour continuer seule. En course il y a le challenge de rattraper ceux de devant et de ne pas se faire dépasser par ceux de derrière. Mais là toute seule, avec ce mal de bide, de jambes et cette faim intense, je ne me sens pas d'y aller.
Le vent fini d'achever tout motivation.
20 kms et j'en ai marre, j'accélère pour en finir, et nous faisons les 300 derniers mètres à vive allure.
Heureux d'en avoir fini et de l'avoir fait aussi.

Au total : 20,3 kms en 2 h 11 soit du 9,3 km/h pour un cardio moyen de 140.
Plutôt contente de ma vitesse, au vu de la météo.
Je recommencerai avec un temps plus clément le challenge fixé à la base (j'espère atteindre les 25 kms, une prochaine fois).

bilan de la semaine : 38,800 kms (me revoilà sur des volumes un peu plus honorables)

Cet après-midi, je peux vous dire exactement où se situent mes jambes. J'ai localisé chaque muscles de mes cuisses, mollets et de mes pieds (aille, ouille) - (je n'avais même pas conscience d'avoir de muscles aux pieds auparavant, c'est vous dire).
Malgré tout, c'est ça qui est bon dans la course à pied, on se sent vraiment vivant après chaque entraînement.

Pour me récompenser et pour le goûter, je suis allée à Mezzo di Pasta, recharger mes batteries en ingurgitant des pâtes à la sauce arrabiata (chétais bon, mais chétais chaud).

Et dire qu'il y en a qui courre 20 bornes tous les jours....

8 nov. 2009

COURIR EST-IL UNE DROGUE ?

Je dirais oui, tout simplement parce que la libération d'endorphines et leurs effets deviennent vite addictifs.

J'ai remarqué que lorsque je cours à la limite du seuil anaérobie pendant plusieurs minutes, il arrive un moment un peu magique où une onde, comme un frisson parcourt mon corps.
ça remonte de la cuisse jusque dans le dos et à ce moment très précis, je suis dans un état très proche de l'euphorie.

C'est une sensation très étrange, à la fois agréable et un poil douloureuse. C'est comme si les muscles rendaient leurs armes et arrêtaient de lutter contre l'effort demandé. Tout devient alors facile, chaque pas se fait plus léger, chaque foulée se fait sans effort, le souffle est fluide, les pulsations sont stables. Courir est alors la chose la plus naturelle du monde.

Cela n'arrive pas à chaque entraînement, mais quand c'est là, je me dis que ça vaut vraiment le coup d'être partie m'entraîner.

Pour le reste du temps, je me dis qu'il faut être quand même complètement maso, pour s'habiller en vêtements moulants et sortir sous la pluie, le froid et le vent pour courir tout seul comme un con pendant des bornes et des heures.

Et c'est là que le parallèle entre la dépendance et la course à pied est des plus flagrant.
Car chaque drogué vous dira qu'il souffre de sa dépendance mais qu'il ne peut s'empêcher d'agir de sorte de toujours trouver sa dose.
Et parfois je me fais l'effet d'une junkie, car je sors courir sans envie, juste pour le plaisir et l'espoir de ressentir à un moment donné cette onde, ce frissonnement. Et même si je ne l'ai pas à chaque coup, je sais qu'au bout d'un certain temps passer à avaler des kilomètres, je me sentirai bien. Plus de stress, plus de questionnement, plus rien que le bitume, mes foulées et mon souffle qui battent la cadence au rythme de la musique.

La course à pied me vide complètement la tête et m'aide à ranger tous les événements de la journée, de la semaine dans des petits compartiments de mon cerveau.

C'est un peu comme si je faisais le ménage, mais à l'intérieur de moi.

Mais pour que cela arrive, il n'y a pas trente six façons, il faut passer du temps à courir. Sur des sorties courtes ça ne fonctionne pas, il me faut au minimum 45 min pour ressentir les effets bénéfiques de l'effort sur mon bien-être.
Et c'est encore meilleur si je suis partie très très énervée (comme quand les enfants m'ont bien pris les nerfs).

Ce qu'il y a de comparable aussi avec une drogue, c'est l'après-course. Lorsque l'on est allé presque au bort de ses limites, qu'il ne reste que très peu d'énergie dans ses batterie et que l'on rentre chez soi rompue de fatigue.

A ce moment et pour plusieurs heures, j'erre dans un état second. Je flotte à l'intérieur de mon corps, et mes réflexes sont ralentis au maximum. Quand je tourne la tête, mes yeux mettent 1 seconde de plus pour suivre, mon corps est un chamallow resté trop longtemps près du feu de camps. C'est un ressenti très psychédélique. Plus rien n'a trop d'importance, tout se relativise, et surtout tout le monde est beau et gentil. Tout est calme et serein, c'est la zénitude des sens.

Je suis perpétuellement dans des états passionnés (c'est mon mode de fonctionnement), la vie m'apporte donc très régulièrement des émotions très fortes et donc assez hard à gérer.
Stress, chagrins, joie, énervement, tout prend très vite de l'ampleur et est démultiplié.

Alors, je préfère plutôt que de sniffer le tranxène par rail de 2,50 mètres, user le macadam en le parcourant en tout sens et par tous les temps.

Prochain challenge :
le 14 novembre - 20 kilomètres minimum.
au bout de ces 20 kilomètres et selon l'état de fatigue, continuer de courir jusqu'au bout de ses limites.
Un projet que j'ai depuis longtemps en tête, mais que je n'osais pas mettre en oeuvre.
Nous partirons Tugdual et moi (vaut mieux être deux) et j'espère ainsi prendre confiance dans ma capacité à endurer en vue du marathon.

1 nov. 2009

LES FOULEES VERTAVIENNES

Hier 1er novembre, un vrai temps de Toussaint nous accueille au réveil.
Trombe de pluie et vent en rafale.

Alors moi ce temps, m'enlève tout énergie et enthousiasme. Je n'ai qu'une envie rester glander sur le canapé.

Mais, voilà je me suis inscrite aux foulées vertaviennes qui ont lieu aujourd'hui.
Les foulées sont une courte distance (10 500 mètres) qui empruntent un parc et un bout de ville de Vertou.

Ce qu'il faut savoir c'est que samedi, je me suis trompée d'horaire pour le fitness, et me suis retrouvée par hasard au cours de Body Barre. Cours que je n'affectionne pas tout particulièrement, car plus orienté muscu.
Je fais contre mauvais sort, bonne figure et enchaîne squats, fentes, développé-couchés etc.

Me voilà donc le dimanche 1er novembre, percluse de contractures et de douleurs aux cuisses et aux fesses.
Je me dis que c'est pas gagné pour les foulées dans l'état où je me trouve.

15 h 30 le départ est lancé, c'est le premier week-end depuis 3 semaines que nous sommes sans enfants avec Tugdual, nous faisons donc cette course en amoureux.
Je pars en trombe pour doubler un maximum de personnes. Je laisse donc derrière moi quelques troupeaux de jeunes demoiselles qui courent les pieds en canard (en mon for intérieur je les appelles affectueusement les p'tites poules)

Puis je m'agglutine à un groupe qui va bon train.
J'ai démarré trop vite à mon goût, car je suis déjà à 170 de FC et je sens que ma poitrine brûle.
Nous cavalons presque à travers champs, car les chemins du parc sont boueux et parsemés d'énormes flaques de pluie.
Le temps se maintient au gris, bref le parcours est un peu "casse-gueule" et surtout très lourd.

C'est d'autant plus difficile de soulever les pieds. 2 bosses nous attendent, et encore une fois c'est là que je me réjouis de pouvoir doubler quelques coureurs qui souffrent en montée.
Puis après, viennent, 2 énormes descentes. Je réfléchis à peine et me lance à fond. Je ne sais plus très bien où j'ai lu qu'un coureur émérite conseillait de courir toutes les descentes à fond pour prendre un maximum d'avance. Je sais que je l'ai lu, je me fais confiance et j'allonge mes foulées. Quel bonheur de doubler encore du monde et de sentir le vent claquer sur mes joues et mes cheveux. Je me fais l'impression d'un cheval fou.

2ème tour et mon moral commence à baisser sérieusement, qu'est-ce que je morfle, je ne suis qu'une douleur. J'ai mal dans la poitrine, aux jambes, aux fesses et puis je me suis faite redoublées.

Mais Tugdual est là qui veille et me lance la cadence pour que je ne mollisse pas.
Je pense : il doit se dire "zut, elle flanche, elle va craquer". Et je dois dire que j'ai pensé fortement à prendre la tangente pour filer me coucher à la maison.
La seule motivation qui m'a poussé à ne pas fléchir, a été de visualiser la ligne d'arrivée et de me dire que finalement 10 kms ça se fait vite et que plus vite j'aurais fini, plus vite j'arrêterai de souffrir.

En plus mon GPS ne s'est pas déclenché au départ (à cause des nuages) et du coup je ne sais pas mes temps de passage. Je suis donc aveuglément Tugdual et me visualise comme une locomotive qui n'a pas d'autre choix que d'avancer sur ses rails.

Enfin la 3ème et dernière boucle, on s'est déjà fait dépassé par les premiers au second tour. ça me démoralise toujours de les voir courir, presque voler, alors que j'avais l'impression d'aller vite. Ils passent l'air de dire, tu crois que tu sais courir ?

Enfin bref, je me reconcentre sur ma course, dernier tour, c'est là que je dois tout donner.
la perspective de la fin, me rebooste, et je me sens plus en forme. A force d'avoir mal, je pense que le mal est devenu comme une habitude ; alors je n'y pense plus.

Nous redoublons les personnes qui nous avaient dépassés au 2ème tour. Notamment une femme en mini-short et couette qui coince dur dans une bosse ; et aussi un couple qui avait pourtant l'air d'être super fort.

Nous foulons le dernier petit pont de bois et je sais que la ligne est toute proche. à 200 mètres de l'arrivée, Tugdual pique un sprint, je ne me démonte pas et donne tout ce que j'ai. Nous courrons ensemble et en sprintant jusqu'au bout. Au passage nous dépassons un monsieur tout surpris de nous voir arriver comme des flèches.

Voilà les foulées sont terminées, je suis complètement épuisée, ma tête est dans le gaz. Je ne comprends pratiquement rien aux demandes des organisateurs (enlève ton dossard etc...)
J'arrive à peine à marcher et j'entends "aller, aller, faut avancer, plus vite". Comme un taureau qui va à l'abattoir, je longe le couloir de sortie. Remets mon dossard que j'ai arraché de ses épingle (impossible de les ouvrir, mes mains tremblent trop) et je m'extrait vers un coin avec moins de monde.

Au final : 56 min 52 sec pour 10,5 kms - soit du 11,14 kms/h. FC moyenne : 160 et FCmax : 170.
je suis un peu déçue car je pensais avoir fait du 12 kms/h au regard de la souffrance que j'ai eu.
Malgré tout, je m'étais fixé comme objectif un 58 min. C'est donc tout de même honorable comme temps pour moi.

En revanche, je sais maintenant que je préfère largement les longues distances que les courtes.
Sur les courtes, il faut être à fond tout le temps, il n'y a pas de gestion véritable de l'effort, pas de tactique de course.
La prochaine course sera donc un semi, peut-être dans 15 jours (mais là tout de suite je ne me sens pas super capable de finir - je marche comme un robot et mon corps n'est que souffrance).

Tugdual me lance goguenard, "je savais que tu voulais la p'tite à couettes, que tu étais vexée qu'elle t'ai dépassée facilement au premier tour".
Bon ben oui, je l'avoue, il me connaît bien mon mari, et je suis contente de l'avoir eue en effet.
:-D

24 oct. 2009

ABRUTIS DE PROPRIETAIRES DE CHIENS

Aujourd'hui je me sens en forme, peut-être est-ce grâce au riz et pizzas que je mange depuis deux jours.

En tout cas après une petite sieste de 45 min, la tête encore engourdie par le sommeil, j'enfile mes runnings et pars pour un entraînement de 50 min.

Au début je trottine, je ne suis pas tout à fait réveillée et c'est rigolo de constater que mes jambes possèdent leur propre autonomie, elles peuvent vivre indépendement de ma tête et courrent de façon automatique. Certes un peu au ralenti, mais tout de même.

Cela veut dire que mon corps à enregistré les automatismes de mon mode de vie et que du coup se met en marche sans que j'ai à envoyer de fort signaux de volonté pour cela.

Marathon, j'avance petit à petit à ta rencontre et mon corps se transforme en mécanique bien huilée (gna gna gna).

Au bout de 6 kms, je me sens tout à fait réveillée et profite de la douceur du climat ainsi que de la légère bruine, qui humidifie ma tête et booste mon énergie - je suis meilleure coureuse sous pluie que sous soleil-

6, 5 kms et ils me reste encore 2 kms pour rentrer à la maison. En bonne forme, je décide de péter un coup d'accélérateur, pour m'amuser un peu. Je suis tout à mes pensées et en pleine augmentation de vitesse quand ma route rencontre celle d'un berger allemand et de ses maîtres.

Le chien m'a vu bien avant que je ne le vois et se mets à galoper à mon encontre pour me sauter royalement sur le flanc.

Je me méfie toujours extrêmement des chiens que je croise lors de mes entraînements, car ils confondent souvent les coureurs avec du danger potentiel pour leur maître. Mais la plupart du temps, je croise des chiens extrêmement obéissants et bien dressés ou alors tenus en laisse.

Celui, d'aujourd'hui, était tout le contraire.

Il faut vous dire que j'ai l'habitude de toujours courir avec les poings fermés, c'est un tic que j'ai et qui m'aide à surpasser parfois la douleur.

Plus c'est dur, plus il y a de côtes ou de poings de côté, plus je serre la machoire ainsi que les poings.

Lorsque je m'aperçois que le chien n'écoute pas ses maîtres, je suis prise d'un instinct de violence et je le frappe de mon poing droit en plein dans sa gorge.

Il recule, surpris, par la riposte, mais me ressaute dessus de plus belle. Je me dégage et finis par invectiver les maîtres qui étaient plus loin en les sommant de retenir leur animal et en les traitant royalement de CONS.

Ce qui m'a retenu de ne pas envoyer un énorme coup de pied dans la gueule du chien, c'est la peur de le louper et de le rendre agressif.

Je me dis après coup, que si à ma place, c'était un de mes enfants à vélo qui était là, le chien l'aurait sûrement renversé et là je crois que c'est pas le chien qui aurait reçu le coup de poing, mais le maître.

Me voilà donc avec une marque de griffe sur l'avant bras et les nerfs en pelote (alors qu'à la base je vais courir pour me rendre zen).

Enfin j'ai quand même réussi à courir 8,5 kms à 9,96 kms/h c'est déjà ça.